Léa, violée et tuée : les PV des aveux du meurtrier annulés

Dans l'enquête sur le viol et le meurtre de Léa la nuit du réveillon 2011 à Montpellier, des procès-verbaux capitaux des gardes à vue du meurtrier présumé ont été annulés par la justice.
Motif : la loi instaurant la présence d'un avocat dès la première heure de garde à vue n'a pas été respectée. Sauf que les policiers ne pouvaient pas l'appliquer car la loi n'était entrée en vigueur qu'en avril.
Le 1er janvier 2011, Gérald Seureau, 24 ans, et la victime s'étaient rencontré et avaient flirté ensemble lors de la soirée du nouvel an.
Puis, au petit matin, ils s'étaient isolés de la fête sur un terrain situé à proximité.
"Ils ont eu un rapport sexuel qui semblait consenti au départ. Mais le jeune homme a eu des problèmes d'érection, a mal vécu la chose, et s'est mis à frapper la jeune fille à plusieurs reprises, pendant un temps très long. Il a tenté de l'étrangler, lui a donné force coups de poings, et lui a mis la tête dans la terre", avait expliqué le procureur.
La mise en examen de Gérald Seureau n'est cependant pas remise en cause, pas plus que le mandat de dépôt, a indiqué l'avocat.