Geneviève Montès : suicide ou meurtre ?

Vendredi soir, Geneviève Montès a été retrouvée morte dans un appartement de Fleurance, dans le Gers. L'homme qui l'hébergeait se trouvait à ses côtés. Il est actuellement dans le coma.
Ils auraient tous les deux avalé du Destop, un produit utilisé pour déboucher les canalisations.
Pour le fils et la belle-fille de Geneviève, il est impossible qu'elle se soit suicidée. Pour eux, la femme de 54 ans a été assassinée.
"D'abord, l'homme qui a été retrouvé inanimé à ses côtés avec cette bouteille de Destop n'est pas son compagnon comme ça a été dit. Il aurait voulu que tout le monde pense qu'ils étaient ensemble, mais ce n'était pas le cas. Il l'hébergeait gratuitement depuis plusieurs mois, le temps qu'elle trouve autre chose. Elle payait juste l'alimentation. Mais elle avait sa propre chambre. Or, elle a été retrouvée dans sa chambre à lui. Déjà, c'est suspect. Pour moi, c'est impossible que ce soit un suicide. C'est quelqu'un qui a du caractère, mais surtout elle nous aimait trop : son fils, moi, ses deux petits enfants, dont Evan. On devait fêter ses 1 an le 21 juin. Elle avait dit qu'elle passerait. Elle n'allait pas manquer ça !".
"À partir de 18 heures, ne la voyant pas venir, on a commencé à appeler. Elle ne répondait pas. Le lendemain matin, je suis allée déclarer sa disparition à la gendarmerie. Après, j'ai appris qu'un témoin l'avait vue quitter en trombe son salon de coiffure, à L'Isle-Jourdain, jeudi vers 11 heures, sans fermer à clé et en laissant son portable à l'intérieur. Son colocataire a dû dire quelque chose pour la faire venir. Il devait être jaloux. Ma belle-mère avait un copain à Montauban depuis peu. Un copain qui aurait reçu des textos anonymes disant, en gros, « je vais me charger du problème ». À mon avis, c'est un crime passionnel !".
Une autospie devait être pratiquée mardi.