Douze ans après l’assassinat de Virginie, l’enquête repart

Cette jeune femme de 21 ans avait été retrouvée morte sur les berges de la Saône à Verdun-sur-le-Doubs (Saône-et-Loire) le 17 mars 1997, menottée et bâillonnée, la tête enfermée dans une taie d’oreiller.
Virginie avait disparu au soir du 7 février 1997 après avoir participé à une soirée à la Brasserie de l’Union à Beaune (Côte-d’Or), puis fait un tour au 33, un bar dans la même ville. Selon deux témoins, la jeune fille a eu une violente dispute avec son petit ami alors qu’elle montait dans sa voiture, une Jeep Cherokee.
Le suspect, qui a toujours nié avoir pris la route avec la jeune fille, a bénéficié d’un non-lieu. Mais d’autres pistes sont désormais ouvertes. La jeune fille fréquentait aussi la même discothèque qu’une autre des sept victimes de Bourgogne, Christelle Blétry, tuée un mois plus tôt à Blanzy de 113 coups de couteau.
De nouveaux scellés non exploités ont été découverts. Cette affaire restait la dernière d’une série de sept crimes de jeunes femmes non résolus en Bourgogne entre 1984 et 1997 à ne pas faire l’objet d’un nouvel examen.
Des cheveux sur des vêtements, des traces sur des menottes, et les liens ayant servi à fermer la taie d’oreiller recèlent peut-être un début de preuve susceptible de confondre un suspect.