Madeleine, étudiante en médecine, égorgée à la sortie du cinéma : 30 ans de prison pour son agresseur

Soulaïmana Ambririki, 28 ans, est jugé depuis lundi devant la Cour d'Assises de l'Hérault pour tentative de meurtre.
Les faits se sont déroulés dans la nuit du 3 au 4 juillet 2024, à Montpellier.
Vers 2 h 30 du matin, Madeleine, 23 ans, rentrait seule chez elle à pieds, après une soirée au cinéma avec son petit-ami.
Alors qu'elle se trouvait devant la porte de son immeuble, un individu a surgi dans son dos et l'a égorgée avec un cutter avant de prendre la fuite.
La victime, étudiante en médecine, a utilisé sa robe rose fuchsia achetée dans la journée pour faire un point de compression.
La jeune femme a ensuite téléphoné à son petit-ami. Elle a été transportée à l'hôpital et a survécu miraculeusement, avec une plaie de 26 centimètres autour de la gorge et un nerf sectionné.
Mais, aujourd'hui, elle souffre de lourdes séquelles psychologiques.
L'enquête a révélé que Soulaïmana Ambririki avait déjà suivi quatre passantes ce soir-là sans les attaquer.
Il avait déjà été condamné à 17 ans pour un vol avec arme, puis à Montpellier à huit mois de prison pour des agressions sexuelles commises sur des femmes dans la rue, sans avoir été incarcéré.
Pourtant, un expert psychiatre avait alerté à l’époque sur un risque de récidive.
Soulaïmana Ambririki a été condamné mercredi à 30 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 18 ans.