Un homme qui a massacré à la machette un couple et ses 2 enfants pourrait sortir de prison
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05/11

Un homme qui a massacré à la machette un couple et ses 2 enfants pourrait sortir de prison


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Stéphanie Sanié, 21 ans, son compagnon Donald Davila, un peu plus âgé, et leurs deux enfants, Donald Junior, 3 ans, et Donatella, 2 ans, avaient disparu le 17 septembre 1995.

Cette famille vivait dans une petite maison abandonnée de Vaux-le-Pénil, en Seine-et-Marne. La mairie lui avait donné l'autorisation de l'occuper gratuitement à condition de l'entretenir.

La mère de Stéphanie, inquiète de ne plus avoir de nouvelles, s'est présenté au domicile de sa fille.

C'est un certain Edgar Boulai, qui s'est présenté comme un ami, qui lui a ouvert. Ce dernier a fait croire que la famille était partie et lui avait demandé de garder la maison. Une femme blonde à ses côtés a acquiescé. Pourtant les voitures étaient garées devant la maison.

Elle ne les avait pas crus et s'était précipitée au commissariat. Mais les policiers ne l'avaient pas pris au sérieux. Sa lettre au procureur avait été classée sans suite.

Avec l'aide de deux grands fils, la mère s'est mise à enquêter. Elle a remarqué qu'Edgar avait refait les peintures dans la maison, changé la moquette, mis son nom sur la boîte aux lettres, et même vendu les voitures.

Grosse erreur : elle en a profité pour porter plainte pour vol. Cette fois, la police l'a écoutée et a perquisitionné la maison et a découvert à l'intérieur des traces de sang.

La compagne d'Edgar Boulai a craqué et a révélé qu'elle avait entendu le soir de la disparition des "cris de bêtes qu'on égorge".

Les quatre corps ont été retrouvés enterrés avec un matelas plein de sang dans le jardin. Les parents et les enfants ont été tués à coups de machette.

Le mobile du crime était dérisoire : il voulait simplement s'accaparer la maison de son "ami".

C’est en juin 2000 que Edgar Boulai, âgé alors de 44 ans, a été condamné par la cour d’assises de Seine-et-Marne à la perpétuité après quatre années passées en détention provisoire.

Après 26 ans de prison, cet homme, âgé aujourd'hui de 66 ans, a fait une demande de libération conditionnelle.

Le tribunal d’application des peines de Moulins (Allier) a bien délivré l’autorisation d’une libération conditionnelle mais le procureur, Jérôme Piques, a interjeté un appel suspensif. Ce qui suspend momentanément sa levée d’écrou.

La cour d’appel de Riom a deux mois pour statuer.



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