Seine-St-Denis - Incendie criminel au palais de justice de Bobigny
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29/10/2009

Seine-St-Denis - Incendie criminel au palais de justice de Bobigny


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Un incendie apparemment d'origine criminelle s'est déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi dans la partie abritant l'instruction du palais de justice de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, a indiqué le parquet. Les flammes ont détruit plusieurs dossiers d'enquêtes. Selon le secrétaire national de l'Union syndicale des magistrats, les dossiers sont ceux de magistrats travaillant notamment sur des affaires économiques et financières. Un cordon de sécurité, interdisant l'accès à l'aile visée, a été déployé.

"Il y a eu l'intrusion d'un certain nombre d'individus, qui après avoir forcé des portes, ont dispersé des dossiers et ont mis le feu à ces dossiers. Feu qui s'est communiqué dans un certain nombre de lieux", a déclaré à la presse la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, venue sur place "apporter son soutien au personnel". Le ou les intrus se seraient introduits par une fenêtre d'un cabinet d'instruction, mettant le feu au greffe commun de deux cabinets réservés au traitement des dossiers d'étrangers en situation irrégulière. Plusieurs dossiers d'instruction de deux magistrats, travaillant notamment sur des affaires économiques et financières, ont été détruits, a dit le secrétaire national de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire). Le palais de justice de Bobigny est un des plus importants de France par le nombre d'affaires traitées, mais les dossiers politico-financiers les plus sensibles au plan national sont plutôt instruits à Paris.

"Aucun des magistrats, dont les dossiers ont brûlé, n'instruisait une affaire ayant attiré l'attention des médias", a confié le secrétaire général du tribunal de Bobigny. D'après d'autres sources judiciaires, ce sont "essentiellement des dossiers récents qui ont brûlé. Il n'y a avait pas de dossiers sensibles", ont-elles assuré. D'après le secrétaire général du tribunal, les dossiers brûlés étaient pour la plupart numérisés, autrement dit "ils ne sont pas perdus". Un inventaire a commencé jeudi et devrait durer deux jours, ce qui va retarder le travail des juges d'instruction.

La société de sécurité privée chargée de la protection du bâtiment à Bobigny n'a pas détecté l'intrusion, "peut-être en raison d'un matériel de vidéosurveillance obsolète", souligne l'USM. Ce sont les policiers affectés au dépôt -les cellules du palais de justic - qui ont permis d'éviter l'extension du sinistre, dit-il. L'USM rappelle dans un communiqué qu'elle attire depuis des années l'attention des ministres de la Justice "sur la question du manque de sécurité des juridictions".



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