Alexandre Junca : le suspect a commencé à avouer

Dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat d'Alexandre Junca, le principal suspect placé en garde à vue depuis mercredi a commencé à avouer.
Ce marginal de 27 ans, aurait reconnu trois éléments : être passé par la rue Galos, avoir croisé l’adolescent et avoir commis des violences sur lui révèle en exclusivité Sud Ouest.
Cet homme est incarcéré depuis avril 2012 à la prison de Neuvic, en Dordogne, pour plusieurs faits de vols et violences.
C'es un message intrigant laissé sur le registre de condoléances ouvert à la mairie de Pau dans les jours qui ont suivi le drame qui mis les enquêteurs sur sa piste :
« Celui qui t’a fait ça gît sous terre » signé d’un surnom.
À partir de là, des recherches ont été menées parmi les marginaux répondant au même pseudonyme.
Est alors apparu un profil troublant : le 12 juillet 2011, un homme né à Alençon en 1986 et installé à Pau depuis deux ou trois ans agressait un SDF place du Foirail, en centre-ville, à l’aide d’un objet contondant. Or, une arme du même type a été utilisée par le ou les meurtriers d’Alexandre Junca.
La police a dès lors épluché ses relevés téléphoniques et découvert que son numéro de portable apparaissait en des lieux et à des moments clés de la disparition du collégien. Il a ainsi déclenché le relais téléphonique proche de la rue Galos, où fut retrouvé le vélo de l’adolescent.
Il est ensuite détecté à proximité de la rue Amédée-Roussille, qui longe le gave de Pau, au moment présumé où le corps démembré a été jeté dans un canal près de la rivière, soit vers la mi-juin.
L’ex-compagne du principal suspect, une femme de 45 ans très fragile psychologiquement, figure parmi ces gardés à vue. Elle habitait avec son conjoint à deux pas du lieu de la disparition, à l’époque des faits.
Leurs téléphones portables ont aussi été étudiés. On observe « des téléphones soudainement coupés à des moments clés de l’affaire, qui sont rallumés plusieurs heures plus tard, ou encore qui s’excitent à certaines dates où l’on pense que le ou les auteurs ont agi »,