Un scientifique accusé du meurtre de sa belle-mère : il clame son innocence

Laurent Ségalat est un généticien réputé. Il est aussi directeur de recherche au CNRS, professeur à l'université de Lyon, et auteur du livre "la science à bout de souffle". Mais depuis le 09 janvier dernier, ce français de 45 ans, est surtout accusé du meurtre de sa belle-mère.
La victime, Catherine Ségalat-Perret, partageait la vie du père de Laurent, Roger-Jean Ségalat, depuis plus de trente ans. Le jour de la mort de sa femme, Roger-Jean, âgé de 76 ans, était hospitalisé pour une pneumonie.
Les faits auraient eu lieu dans l'ancien moulin qu'occupait Catherine Ségalat-Perret, à Vaux-sur-Morges, en Suisse, le 09 janvier.
Selon le rapport d'enquête, Laurent Ségalat a prévenu les secours le soir du 09 janvier. Il raconte au secouriste que depuis plus d'une heure il tente de ranimer la victime, âgée de 67 ans, qui selon lui, a fait une chute dans l'escalier. Mais les enquêteurs comprennent rapidement que les blessures à la tête ne peuvent pas être dues à une chute. Le crâne a été fracassé. De plus, ils découvent que Laurent a mis ses vêtements à laver et qu'il a nettoyé le palier où repose la victime. Il dira qu'il a une peur phobique du sang.
Mais les policiers découvrent aussi que le visage, le cou et le torse de Laurent portent des écorchures et des griffures. Ils retrouveront, sous les ongles de la victimes, du sang et de la peau du généticien. Dans la maison, les policiers trouvent également un marteau, qui a été lavé. Analysé, on retrouve des traces de sang de la victime mais aussi l'ADN de Laurent Ségalat.
Les enquêteurs n'ont toutefois trouvé aucun mobile.
Malgré les nombreuses charges qui pèsent sur lui, Laurent Ségalat nie les faits. Il a été mis en examen pour homicide volontaire et écroué à la prison de Lonay dans le canton de Vaud, en Suisse.