Myriam Goulham, découpée en huit : le dossier relancé

Myriam Goulham avait été retrouvée morte, découpée en 8 morceaux, dans des sacs poubelles qui avaient été placés dans des conteneurs à déchets, à Saint-Etienne, dans la Loire.
Rémy Scarantino est accusé de l'avoir tué dans la nuit du 14 au 15 août 2009.
La famille de la victime souhaite relancer l’enquête afin qu'il soit jugé.
Selon le compagnon de la victime, Jean-Claude Bruyère, Rémy Scarantino n'aurait pas agi seul. Sa compagne hébergeait notamment un couple, dont l’homme était recherché pour purger huit ans de prison. Il s'était rendu de lui-même juste après le meurtre. Jean-Claude Bruyère avait également écrit au procureur : "Nous avons déposé une plainte pour le vol de son portable qui a disparu le soir de sa mort. Nous avons désigné l’auteur du vol et depuis ce jour, aucune nouvelle de cette plainte". Il écrit aussi : "J’ai de plus signalé aux services de police les noms des personnes présentes le soir dans l’appartement de l’assassin".
La cour d’appel de Lyon examinera jeudi le cas de Rémy Scarantino, actuellement placé dans un centre psychiatrique. Mais le jeune homme, âgé de 25 ans au moment des faits, pourrait être jugé irresponsable. En effet, le rapport d’expertise a conclu il y a plus d’un an qu’il était "marqué par la psychose", qu’il "a agi sous l’emprise d’une force ou d’une contrainte" et qu’il "souffre d’une schizophrénie paranoïde". Les médecins assurent aussi : "La dangerosité de M. Scarantino est extrême".
Le jeune homme avait reconnu les faits dans un premier temps, avant de revenir sur ses aveux, trois mois plus tard.